L'ame dissertante.

L'ame dissertante.
Le cliquetis des engrenages de la ville.

Tout commence par le souffle d'une fille sur une joue, et voilà qu'hommes et femmes tombent à genoux pour recevoir l'ultime pénitence, comme la mer s'affairait au loin pour effacer les traces des promesses oubliées sur le sable.
Puis, ce calme incroyable des grands espaces; et ,tout autour, des milliards de milliards de consciences qui se taisent pour quelques milliers qui gémissent comme des enfants.
A nouveau, des mendiants se lèvent et la société s'assoit confortablement dans un canapé de cuir rouge, une vache était morte tuée par l'hypocrisie et une incroyable envie de caviar : certains ont trop faim mais d'autres pas assez.
Enfin, les amants s'endorment sans se dire qu'ils s'aiment mais ils le pensent très fort, si bien que tout le monde pense que l'amour n'existe même plus. D'ailleurs il est fort probable que tout le monde aie raison. L'amour ne fera pas réssuciter cette pauvre vache.

Pour conclure, nous dirons que tout à été dit plus haut.
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# Posted on Monday, 15 June 2009 at 6:23 PM

Entretien avec une étoile.

Cri à la voute sombre et céleste.

Ne juge pas le présent par rapport au passé, tu n'y verras que des messages faux qui essayent de t'y piéger, ne fais confiance qu'à l'histoire, pardonne moi de mes pêchés qui se dévoilent avec cette chère grâce vomitive. Cherche encore la cohérence. Pardonne moi. Amen.


"Injonction dans le métro. Ici il fait froid et chaud, et le trop plein de bruit crée le silence. Même les rires endiablés de quelques jeunes ne le couvrent pas; à chaque acalmie ils se taisent et n'ont plus rien à dire. Je trouve cela drôle, attendrissant. Mais ils ne me connaissent pas. Les lignes se croisent comme les mailles du tricot d'une grand mère qui me toise. Je pourrais lui en apprendre un peu plus sur la mort et apaiser ses inquiétudes mais il est déja trop tard, ses mailles filent à rebours sur le chemin de la vie. L'ignorance de la mort aurait été encore plus dure, elle aurait eu l'impression de vivre en vain.. Il lui reste au moins ça, pensai-je."

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# Posted on Monday, 01 June 2009 at 5:23 PM

Ainsi font font font les petites marionnettes, 3 p'tits tours et puis s'en vont.

Ainsi font font font les petites marionnettes, 3 p'tits tours et puis s'en vont.
C'est là et ça vogue entre ces eux et ces elles qui font un peu briller ce paradis, cet enfer terrestres. C'est là mais au fond c'est loin parceque si c'était vraiment là, ça se verrait non ?

Ca écoute les autres se moquer et rire de ses malheurs, comme des gros ivrognes qu'ils rient, parceque ces bons gras, ils le savaient, alors forcément, c'est drôle. Ah Ah.

Ca se décrit comme ça. Ca parle à la troisième personne comme si c'était plus rien, ou alors comme Jules César, comme si c'était tout. César est mort. (quoi, César et Jésus sont morts ? Oo)

Mais au fond ça déprime pas tant que ça. Parceque si ça commence à déprimer, c'est le fond la fin, pire je dirais même, la reviendance ! Qu'y a-t-il de pire que la reviendance ? La repartance.

"Cent fois déja le soleil avait jailli, radieux ou attristé, de cette cuve immense de la mer dont les bords ne se laissent qu'à peine apercevoir; cent fois il s'était replongé, étincelant ou morose, dans son immense bain du soir."

La forte impression qu'au fond tout le monde s'en fout. Tant pis. Je me ratrapperai à ma prochaine vie.
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# Posted on Wednesday, 13 May 2009 at 5:45 PM

Tranche de pain de mie.

Merveilleusement sourde aux lumières, aveugle aux cris.
Un monde aléatoire et sans autre oppression que soi même.
Premier sens du mot Prestidigitateur.
Contrôlée par la débandade.



Evasion et pure sortie, retombée lourde et chaotique, welcome home, sweet home for a sweet life, let's go honey.
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# Posted on Tuesday, 28 April 2009 at 5:39 PM

Les cris Baudelairiens résonnent comme des murs.

"Machine aveugle et sourde, en cruautés féconde !
Salutaire instrument, buveur du sang du monde,
Comment n'as tu pas honte et comment n'as tu pas
Devant tous les miroirs vu pâlir tes appas ?
La grandeur de ce mal où tu te crois savante
Ne t'a donc jamais fait reculer d'épouvante,
Quand la nature, grande en ses desseins cachés,
De toi se sert, ô femme, ô reine des péchés,
-De toi, vil animal - pour pétrir un génie ?

Ô fangeuse grandeur ! Sublime ignominie !"

Première pièce de la foire aux monstres, admirez, admirez moi.

SEMPER EADEM

"Doù vous vient, disiez vous, cette tristesse étrange,
Montant comme la mer sur le roc noir et nu ?"
-Quand notre coeur a fait une fois sa vendange
Vivre est un mal, C'est un secret de tous connu,

Une douleur très simple et non mystèrieuse,
Et, comme votre joie, éclatante pour tous.
Cessez donc de chercher, ô belle curieuse !
Et, bien que votre voix soit douce, taisez vous !

Taisez vous, ignorante ! âme toujours ravie !
Bouche au rire enfantin ! Plus encor que la Vie,
La Mort nous tient souvent par des liens subtils.

Laissez, laissez mon coeur s'enivrer d'un mensonge,
Plonger dans vos beaux yeux comme dans un beau songe,
Et sommeiller longtemps à l'ombre de vos cils !


L'esprit et le corps. Deux entités séparées, qui se rejoignent (ou pas).

# Posted on Thursday, 16 April 2009 at 7:36 PM